La réflexologie à travers les ages et les civilisations

 

 


En Egypte

 

 

 

Les premières traces de soins par les pieds et les mains se retrouvent dès l’an 2330 avant J.-C. sur des gravures et des hiéroglyphes égyptiens retrouvés à Saqqara.

 

D'après l'Institut de papyrus au Caire, les hiéroglyphes de cette fresque signifient : "Ne me fais pas mal", le praticien répondant : "Je ferai en sorte que tu me remercies".

Ci-dessus, fresque du tombeau d'ankhmahor, 2330 av. J.C. découverte à Saqqarah dans la sépulture du médecin Ankmahor

 


En Inde et en Asie

 

 

Les préceptes de la réflexologie sont connus en Inde depuis environ 5 000 ans, où la plus grande bénédiction est de toucher les pieds d'un maitre, et non ses mains ou son visage...

Les "padukas" (sandales) ont une importance capitale dans la vénération des dieux, car ils contiennent l'empreinte de leurs pieds.
Les multiples gravures des pieds de Bouddha ainsi que les teintures des pieds de Vishnu
représentent le savoir ou la grandeur d'une personne ou d'un dieu.

 

Plus tard, des moines bouddhistes ont fait connaître ces préceptes au Japon et en Chine.

 


En Chine

 

 

Une forme de réflexologie a pris naissance il y a 4000 ans, sous l'Empereur Hwang, dans le cadre de la pratique de l'acupuncture et de la moxibustion.


Il paraît que le fameux livre de médecine chinoise, le "Nei Ching", attribué à Huang Ti (ou l'Empereur Jaune), que l'on situe entre 1000 à 400 ans avant notre ère, contient également des passages sur la réflexologie.

 


Les Amériques

 

Pour les Incas, les massages étaient considérés comme un art sacré. Ils les ont ensuite fait connaître aux tribus d’Indiens d’Amérique du Nord, qui en reconnaissaient les vertus sur l’équilibre mental, physique et spirituel.

De nos jours, les Indiens des tribus Cherokee témoignent de leur pratique de la réflexologie plantaire:

"Nos pieds marchent sur la terre et grâce à cela, notre esprit est relié à l'univers." (Christine Issel - "Art, Science and History)

Et, la plupart des tribus d'indiens d'Amérique du Nord soignent par un travail de pression sur les pieds. 

 


En Occident

 

 

En Europe, le massage des pieds était pratiqué dans les classes populaires et par des médecins au service de la Royauté :

 

  • En 1582, deux docteurs Adamus et A’Tatis, écrivirent un ouvrage sur la thérapie par les zones réflexes. A la même époque, à Leipsig, le docteur Ball publia un livre sur ce sujet
  • En 1886 en Russie, Pavlov découvre l’importance des réflexes
  • En 1902 en Allemagne, Alfons Cornelius publie un ouvrage intitulé « points de pressions, origine et implications » et développe une méthode où il masse des points douloureux du corps pour obtenir un soulagement dans d'autre parties du corps

A la meme époque, un autre médecin allemand, le Dr Barczewski, introduit une technique semblable sous le nom de "massage réflexe", terme dorénavant utilisé pour décrire les méthodes qui agissent à distance

  • En 1893, Sir Henry Head découvre que certaines zones de la peau deviennent hypersensibles quand un organe est malade (théorie des "zones de Head" ou  zones d’hyperalgésie ”)

Dans la même optique, le cardiologue écossais James MacKenzie présente une théorie selon laquelle les pathologies affectant les organes internes provoquent des douleurs dans certains points des muscles squelettiques, les zones dites MacKenzie (par exemple, l’infarctus du myocarde se traduit par des douleurs dans le bras gauche).

 


Aux USA, le Dr Fitzgerald développe des "points de pression".
Il découvre par hasard cette méthode en appuyant sur la muqueuse du nez avec une sonde enrobée de coton, ce qui a pour effet d'anesthésier d'autres parties du corps.
L'avancement de ses recherches l'amène à publier "La Thérapie des zones" en 1916 et "La thérapie des zones ou atténuer la douleur chez soi" en 1917.
La "thérapie des zones" du Dr Fitzgerald divise le corps en dix lignes longitudinales imaginaires, cinq de chaque côté, qui s'étendent du sommet du crâne à l'extrémité des orteils.

En 1919, les Drs George Starrwhite et Joe Riley établissent des diagrammes des points réflexes des pieds et des mains.

 

A partir de 1926, Eunice Ingham, physiothérapeute américaine, a repris les travaux du Dr Riley et a mis en place les bases fondamentales de la réflexologie plantaire telle que nous la connaissons aujourd’hui.

Elle travailla sur des milliers de pieds, vérifiant l'emplacement des points douloureux et les symptômes, et mit au point une cartographie des zones réflexes plantaires.

 

Eunice Ingham est aujourd'hui considérée comme la mère de la réflexologie plantaire.

 

Son neveu, Dwight Byers l'a secondée dans ses enseignements à partir de 1950. En 1973, il devint directeur de l'Institut International de Réflexologie (IIR) et se consacra à la pratique et à l'enseignement de la réflexologie.